vendredi 14 décembre 2012

Régler le problème de l’emploi des jeunes marocains en tête des privilèges


Dans son prospectus électoral, le PJD a promis de diminuer de 2 % le taux de chômage et d’octroyer 100 000 bourses aux jeunes diplômés et demandeurs d’emplois pour protéger leurs besoins en période de stage. En ce qui concerne les sans- emplois, le PJD a exposé la mise en place d’une subvention chômage et d’amener le SMIG à 3.000 DH.
Le nouveau chef du gouvernement, dans ses récentes sorties médiatiques, reconnaît que la question de l’emploi au Maroc n’est pas facile à réglementer et qu’il faut étendre de grands efforts pour lutter contre le chômage. Mais, en premier lieu, dit-il, il faut s’attaquer à la lutte contre toutes les formes de corruption et de dictature pour avoir des retombées directes sur l’économie et sur l’emploi au Maroc.
Selon l’économiste et dirigeant pjdéiste Najib Boulif, après la flambée démographique des années 80, beaucoup de lauréats courent vers le marché du travail. Il faut, déclare-t-il à Magharebia, la mise en place d’une négociation des grands chantiers dans le cadre de la régionalisation avancée afin d’aider les jeunes lauréats à trouver un emploi.
"Cela permettrait de procréer une assurance entre les régions et d’éviter la réunification de l’emploi dans l’axe Rabat-Casablanca comme c’est le cas à l’heure actuelle", dit-il.
Selon le ministre sortant de l’emploi au Maroc et de la formation professionnelle Jamal Rhmani, les problématiques liées au chômage des jeunes diplômés et la convenance de la formation aux besoins et aux offres d’emploi en pleine mutation nécessitent une professionnalisation et une spécialisation avec l’apparition de nouveaux métiers, pour répondre aux attentes des plans sectoriels en cours de réalisation ou installés.
Dans un séminaire organisé le 5 décembre à Rabat, il a signalé que ce constat a incité les pouvoirs publics à déployer plus d’efforts pour qualifier les ressources humaines nécessaires et répondre aux besoins en mettant en œuvre le concept du "travail décent".
Un contrat portant sur deux mesures a été signée entre le Gouvernement et la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), en mai dernier, visant à consolider les programmes de promotion de l’emploi salarié, à les améliorer et à aider l’intégration directe dans l’entreprise.
Selon le ministère de l’emploi, le premier dispositif vise à améliorer le dispositif "Idmaj" en cours, qui permet aux jeunes diplômés de développer leurs compétences professionnelles à travers une première expérience et à permettre aux entreprises d’enrichir leurs ressources humaines pour améliorer leur compétitivité et ce, à travers la prise en charge par l’Etat de 12 mois de couverture sociale (CNSS) en cas de basculement vers un CDI, en cours ou à l’issue de la période de stage de 24 mois.
La deuxième méthode vise à mettre en place un "Contrat d’Intégration Professionnelle" (CIP) pour soutenir l’accès à un premier travail aux demandeurs d’emploi ayant de grandes obstructions d’insertion et à permettre aux entreprises de répondre à leurs obligations en compétences à travers une formation des diplômés durant une période de stage allant de 6 à 9 mois. La participation financière de l’Etat au titre de cette méthode est octroyée sous forme d’une indemnité de formation-intégration versée à l’entreprise en cas de signature d’un CDI.
Selon les études prévisionnelles, ces deux nouveaux dispositifs permettront d’intégrer 297 000 chercheurs d’emploi durant la période s’étalant du 4ème trimestre 2011 jusqu’à 2016, moyennant une enveloppe budgétaire étatique de plus de 2 milliards de dirhams.
Mais en dépit des efforts déployés pour lutter contre le chômage, le taux demeure élevé. Selon M.Rhmani, "Ceci risque de catéchiser négativement la stabilité et la paix sociale. Il faut penser à des collections pour la promotion de l’emploi des jeunes". Il indique qu’une nouvelle vision est en cours de préparation se basant sur les premières études d’appréciation des disposes de la promotion de l’emploi au Maroc, les résultats du dialogue social et les recommandations de la confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM).
Selon la CGEM, il se vérifie de fournir à l’entreprise un capital humain qualifié et à haute valeur ajoutée afin de contribuer au renforcement de la productivité et à la compétitivité du marché de l’entreprise. C’est ce que tient à souligner à plusieurs reprises Jamal Belahrach, président de la commission emploi et relations sociales de la CGEM, qui appelle à mettre en place les mécanismes adéquats pour assurer l’intégration des jeunes dans l’entreprise.
Au rang du conseil économique et social, le président Chakib Benmoussa développe que le support est lié à la création de richesses et à la réforme du système de l’enseignement. Il signale que la croissance enregistrée au cours des dix dernières années n’a pas suffi à réduire de manière significative le chômage des jeunes en recherche d’emploi.
Selon un rapport du conseil économique et social, l’emploi des jeunes se caractérise par sa précarité et sa fragilité étant donné que les emplois occupés sont souvent "sous rétribués, sans cadre contractuel et rarement couverts par un régime de protection sociale".

lundi 10 décembre 2012

Un élément du problème de l'emploi au Maroc


La population en âge d'activité compose une constituante permanente de la problématique de l'emploi au Maroc, a attesté, mercredi à Casablanca, le Haut commissaire au Plan, Ahmed Lahlimi.
D'ici 2030, la population des moins de 15 ans continuerait à baisser en rapport (de 27,5% en 2010 à 20,9% en 2030), tout en restant en volume aux environs de 8 millions (8,8 millions en 2010 et 7,9 millions en 2030), a-t-il indiqué lors d'une conférence de presse sur la situation de l'emploi et du chômage au Maroc et ses caractéristiques structurels et politiques dans une situation de transition.
Quant à la relation des personnes âgées de 60 ans et plus, elle devrait augmenter de 8,3% à 15,4% durant cette période, passant de 2,6 à 5,8 millions de personnes, a-t-il énoncé.
Par ailleurs, la population en âge d'activité de 15-59 ans est dénommée à s'accroitre de 190 mille personnes par an d'ici 2030, passant de 20,4 millions en 2010 à 21,7 millions en 2015, à 22,7 millions en 2020 pour atteindre 24,2 millions à l'horizon 2030, a-t-il noté, ajoutant que son poids accéderait son plafond historique vers 2018 avec 65% avant de diminuer légèrement à 64% estimé pour 2030.
Lahlimi a fait savoir que la population active de 15 ans et plus, sous l'hypothèse du maintien du taux d'activité à son niveau de 2010, devrait atteindre 14,9 millions en 2030, enregistrant une augmentation moyenne annuelle de 173 mille actifs entre 2010 et 2030.
Sous une autre convention où le taux d'activité renoue avec son niveau de 1999 (pour atteindre 54,5% en 2020), cette augmentation serait de 248 mille actifs par an, a-t-il estimé.
Comparé à la moyenne de 156 mille offres emplois crées annuellement par l'économie marocaine au cours de la décennie passée, le Maroc devrait, pour garder la quantité du chômage à son niveau actuel, inciter les entreprises à faire plusieurs annonces offres d'emploi afin de créer 17 mille postes par an dans la première hypothèse et de 92 mille dans la deuxième, a ajouté Lahlimi.
Dans le premier cas, du fait que le taux d'activité reste constant, la présentation du taux de croissance économique actuelle de 4,8% par an pourrait dissoudre la requête additionnelle d’offre d'emploi d'ici 2030 et le taux de chômage serait de 7,1% en conséquence, a-t-il expliqué, soulignant que dans le deuxième cas, en revanche, le taux de croissance économique devrait se placer à près de 6,5% avec un taux de chômage de l'ordre de 6,7%.
Evoquant la transition démographique, il a noté qu'elle se définit par la réduction de la mortalité avec un accroissement de l'espérance de vie (de 47 ans en 1962 à 74,8 ans en 2010) et un amoindrissement consécutif de la fécondité.
Passant, au cours de la même période, de 7,2 à 2,19 enfants par femme, le Maroc enregistre, ainsi, le niveau de fécondité que connaissent des pays comme la France et la Tunisie, a-t-il affirmé.
La proportion de la population de moins de 15 ans est excédée de 42,2% en 1982, à 27,5% en 2010, tout en se maintenant en volume aux environs de huit millions (8,6 millions en 1982 et 8,8 en 2010), a-t-il noté, augmentant que la proportion de la population âgée de 60 ans et plus est passée de 6,4% à 8,3% (1,3 millions et 2,6).
Au regard de la pression sur le marché de l’emploi au Maroc, la population en âge d'activité (15-59 ans) est marquée par un taux d'accroissement annuel moyen de 2,4% (contre 1,6% pour l'ensemble de la population), un doublement de son effectif de 10,5 en 1982 à 20,4 millions en 2010 et un accroissement moyen annuel de 354 mille personnes, soustraction faite de la partie émigrée, estimée pour cette catégorie de la population à 88 mille personnes en 2010, a-t-il souligné.


Le Haut commissaire au Plan a fait distingué qu'après la crise de l'endettement et la difficile période d'ajustement structurel, le Maroc, après avoir restitué ses équilibres macroéconomiques, a opéré une série de progrès structurels pour mettre à niveau le cadre juridique et institutionnel de l'entreprise et faire face à une demande sociale croissante.
Initié au cours des années 90, ce processus a connu une élévation au cours de la première décennie de l'an 2000 entretenue par une ouverture politique et une détermination certifiée d'ouvrir une ère de progrès sociétal, a-t-il précisé.
En synergie avec les opportunités de la mondialisation et la valeur ajoutée de coopérations et d'accords de libre-échange, qu'offre l'option d'un régionalisme ouvert, la politique de libéralisation et d'ouverture économiques, a été redynamisée, a-t-il signalé.
Concernant le modèle de croissance, qui a avantagé au cours de cette première décennie, Lahlimi a affirmé qu'il a été marqué par cette triple dimension de gestion de la double transition démographique et économique et éclaire, dans une certaine mesure, le niveau et la qualité de l’offre d'emploi créée.
De ce fait, il a constitué une véritable rupture avec le modèle de développement antérieur particulièrement marqué par les stigmates d'une économie managée et largement protégée, a-t-il fait savoir.
L'expression de cette rupture se lit en particulier dans les nouvelles prouesses en termes d'investissement, de croissance économique et de développement humain, a-t-il noté, ajoutant que durant cette décennie, l'investissement a été multiplié par plus de deux fois.
Ainsi, le taux d'investissement est passé de 24,8% en 1999 à 34,1% en 2010 et la croissance économique est passée de 2,2% pendant la décennie 90 à 4,8%.
Le taux de chômage national, pendant longtemps raide à la baisse, a fléchi, de près de 5 points de pourcentage, a souligné Lahlimi, précisant que l'emploi, constitué pour une grande part d'emploi non-qualifié, est resté dans la particularité des non diplômés dont ils occupent encore 2 postes sur 3 (66,6% contre 73,3% durant la période 1999-2009).
Il a indiqué que la précellence de l'emploi de faible qualification renvoie à la structure de l'économie nationale et au niveau de productivité de ses constituantes sectorielles, soulignant que le progrès de la croissance n'a pas été accompagnée par un changement notable des structures économiques, en faveur des activités à haut contenu technologique.
Les secteurs de l'agriculture, du bâtiment et travaux publics (BTP) et des services, qui collaborent pour 80% à la valeur ajoutée totale, continuent d'être les principaux moteurs de la croissance économique, a-t-il affirmé, ajoutant que leurs croissances durant la décennie 2000 ont atteint respectivement 5,8%, 7,2% et 5%, alors que celle du secteur industriel n'a pas dépassé 3%.
Cependant, ces secteurs se différencient par la faiblesse de leurs multiplicateurs d'emploi, et notamment d'emploi qualifié, a-t-il souligné, ajoutant qu'avec une création de 10 offres d’emploi directs, l'agriculture ne crée que 2 emplois indirects, le Bâtiment et travaux publics 2 et les services 3.
Le Haut commissaire au Plan a noté que le Maroc s'inscrit sur la voie d'un nouveau dynamisme de consolidation de la compétitivité globale de son économie et de son insertion qualitativement plus avancée dans les chaines de valeurs internationales dans le contexte de la nouvelle ère de la mondialisation.
Les projets mis en œuvre dans les domaines de l'énergie renouvelable et de l'industrie, notamment celle où le Maroc possède des privilèges comparatifs certains comme les industries de l'automobile, de l'aéronautique, des industries métallurgiques, des industries chimiques et de l'agro-industrie, sont annonciatrices de cette nouvelle inflexion du modèle de croissance, a-t-il affirmé.
Cette nouvelle page de l'histoire nationale devrait également s'ouvrir sur une production appropriée des ressources humaines en vue de résorber les déficits, relevés en particulier dans le système d'enseignement et de formation, pour amoindrir notamment, les divergences en matière d'accessibilité au savoir dès les premiers niveaux de l'apprentissage,  et de permettre aux jeunes de bien mener leur recherche d’emploi, a-t-il conclu.


mercredi 5 décembre 2012

Contacter les chefs d’entreprises pour décrocher un emploi au Maroc


Si quelqu’un vous appelle en vous disant : « Avez-vous un job pour moi ? » Vous passerez un peu de temps avec lui, si c’est un ami. En revanche, si vous ne connaissez pas cette personne – et même si elle vous contacte de la part d’une de vos relations – vous ne la recevrez pas. Parce que vous êtes dans l’incapacité de lui donner ce qu’elle demande : un emploi au Maroc. Vous n’êtes pas DRH, ni chargé du recrutement. Le seriez-vous d’ailleurs, auriez-vous la possibilité de décider seul ? Pourquoi donc recevoir un inconnu à qui vous ne pouvez pas donner satisfaction ? Autant s’en débarrasser en lui donnant, au mieux, les coordonnées d’un recruteur quelconque ou du DRH de votre entreprise. Sans recommandation, bien sûr, puisque vous ne le connaissez pas et que vous ne pouvez pas vous en porter garant. C’est ce que l’on appelle dans la recherche d’offre d’emploi « botter en touche ».
La plupart des candidats sont incapables d’être autre chose que des « quémandeurs d’emploi ». Voilà pourquoi le site d’offre d’emploi au Maroc ne fonctionne pas pour eux.
On ne peut donner que ce que l’on a
Le bon usage du site d’emploi consiste à solliciter de vos interlocuteurs ce qu’ils peuvent vous donner. Tout sauf un job ! Demander une chose impossible à quelqu’un équivaut à le mettre en situation de frustration, de dévalorisation, voire d’échec. Pour cet individu, ne pas pouvoir répondre positivement à votre quête est une occasion de mesurer ses limites et son absence de pouvoir.

Par-dessus le marché, si vous êtes envoyé par l’une de ses relations, il se retrouve en situation de décevoir deux personnes : le connecteur et vous-même ! Il est doublement humilié et la perception qu’il a de sa propre image dans le relationnel en est dégradée.

samedi 1 décembre 2012

L’utilisation des sites de recherche d’emploi


Le moteur de recherche d’emploi peut être utilisé pour différentes raisons: se faire recommander auprès du chasseur sur un recrutement en cours et repéré par votre site d’emploi. Cela ne marche pas à tous les coups. Mais le jeu en vaut la chandelle. Le premier maillon actionnable pour vous, c’est votre informateur. Il vous a donné le tuyau d’un recrutement en cours confié à un site des offres d’emploi. Mais peut-il maintenant vous recommander auprès de la bonne personne ? Si vous n’êtes pas dans cette configuration, il faut chercher une personne qui soit connectée à ce chasseur. Dans votre réseau ou dans le Réseau. Et il ne faut pas traîner. Quand cela fonctionne, car ça marche, cela génère vingt fois plus d’impact qu’un courrier électronique de candidature. Il s’agit simplement de ne pas être le demandeur, mais plutôt de se faire recommander par une personne crédible auprès du site de recherche d’emploi. Votre position devient tout de suite plus confortable. C’est le chasseur qui vous appelle. Vous êtes revenu ainsi dans le schéma classique. À vous maintenant de jouer pour faire partie de la short-list.
Continuez de jouer le jeu
Ça y est ! Vous êtes en poste. Vous avez décroché le job qui vous correspond. Votre but est atteint. Cela n’a pas été facile, il a fallu mettre beaucoup d’énergie dans vos recherches et cela vous a pris plus de temps que vous le pensiez. Mais le Réseau a répondu présent et les doutes que vous pouviez avoir, au tout début, sur son efficacité se sont rapidement envolés.